dimanche, mai 24, 2009

un épérvier


Ici, loin de vous, loin de moi, je me reconnais plus, ici tout me semble étranger, même ma façon de me comporter.
Ici je ne suis qu'un aigle sur un sommet, un épervier sur une falaise entrain de regarder,observer ,rester immobile dans l'ombre, caché dans le silence, ici je me suis effacé.
Dans ma philosophie profondément encrée dans ma personnalité, que dans un monde nouvel, il faut savoir se taire, ne rien faire qu'observer,apprendre le maximum, chercher la perfection dans l'imperfection de l'autre, ne faire que s'adapter ,il faut être réaliste,je ne suis pas venu leur montrer ce que je sais faire mais apprendre ce que eux savent faire.

Cette attitude passive pourrait être sujette à de nombreuses critiques, mais même les arbres fleuris ont besoin de temps d'évolution dans la profondeur de la terre en silence et en cachette, pour surgir un jour bien enracinés, même les montagnes ont une base bien enfoncée sous terre.

On ne peut évoluer sans base solide, on ne peut progresser sans racines,mais pour cela il faut du temps, un temps où vous êtes invisibles.
Être invisible est un art, un art que seules les personnes patients y peuvent exceller, car les gens superflus aiment se montrer du premiers coup comme un champignon sur un mur qui apparaît du jour au lendemain, un champignon qu'on peu enlever juste en grattant à l'ongle.

lundi, avril 13, 2009

le passé


Aujourd’hui j’ai fait un rêve, un rêve qui s’est installé sans prodromes, un rêve où j’ai revu un ami d’enfance que je n’ai pas vu depuis vingt ans déjà, un rêve qui laisse derrière lui une insomnie du petit matin.
Il est sept heure moins dix, je suis déjà devant la maison de cet ami, dans ce quartier populaire où j’ai passé mon adolescence.
Dans ce calme matinal, dans cet enchaînement des images, rien n’a vraiment changé, les mêmes murailles, les mêmes portes, la même catégorie des gens.
J’ai des frissons, de nostalgie peut-être ou de regret plus probablement, j’ai le cœur serré, le corps crispé, car c’est là où j’ai vraiment connu le monde.
Un monde sauvage où c’est la loi du plus fort qui régnait, et c’est là aussi où j’ai connu mes premiers amours, des amours qui m’ont fait plus mal que du bien.
J’ai aimé des filles que si je dois les noter aujourd’hui avec mon barème actuel, elles n’auront pas seulement une note au dessous de la moyenne mais sûrement une note négative.
J’ai fait des vas et vient dans cette ruelle, je voulais créer le hasard qui va me permettre de revoir mon ami, en me demandant qu’est ce qu’il est devenu ? Se rappelle-t-il encore de moi ? Quelles sont ses idées ? Quelle est sa vision du monde ?..................des tas de questions qui ne font qu’aggraver ma panique, je fais le tour du quartier dans une demi-heure, des écolières vêtues de blanc se voient dejà dans la rue, des voitures qui démarrent, c’est le matin et c’est trop pénible pour moi, je crois qu’on a plus rien à se dire moi et mon ami, j’ai trop changé pour pouvoir parler du passé, je rentre chez moi.
Je commence une journée ordinaire moi aussi, mais avec des questions pertinentes, si je méprisait ces filles qui m’ont fait souffrir, ces gens avec qui j’ai vécu pour un certain temps, si je méprise à travers eux ce que j’étais, quelle garantie que je vais pas mépriser ce que je suis maintenant dans un futur proche ?

mardi, avril 07, 2009

le depart


Il me regarde avec un air triste, des gestes maladroits, choses qui me surprennent au plus haut degré venant de lui, lui qui a toujours gardé un long sourire au fil des jours, lui qui se moque de tout même des dangers les plus paralysants.
Il pousse un soupir qui m’a donné la chair de poule, il croise ses doigts comme s’il veut expliquer l’une de ses idées les plus philosophiques, il fixe la table de regard et me dit « voilà !! Je quitte», tout se mélange dans mon cerveau pendant quelques instants, avant de sursauté en disant c’est sûrement le poisson d’avril !!
Il cache ses yeux avec sa main comme s’il fuit mon regard, et me réponds avec sa voix sanglotante « non, mon frère, je quitte le pays pour quelques mois, peut-être même pour quelques années…………. »Puis les mots se sont perdu dans ses pleurs….
Eperdu par le choc, je ne savais quoi dire, ni quoi faire, dois-je le consoler ou me consoler moi-même à cette séparation inattendue ?……….
J’ai essayé de faire semblant de tenir le coup, en lui disant que ce n’est que quelques mois, ce n’est rien, que ça va vite passer………………mais….en réalité j’essayais de distraire mon esprit qui ne réalise pas encore, que je vais me séparer de mon ami, de mon idole, je courais comme un animal égorgé qui mobilise ses membres avec force pour fuir la situation.
Pourquoi va-il quitter ? N’est ce pas une forme d’égoïsme ?pourquoi nous laisser ? Nous qui avons cru en lui, pourquoi nous abandonner ?
Apres un moment de calme, j’ai repris la raison, et je me suis dit : peut –être que vouloir le garder n’est qu’une forme d’égoïsme de ma part, peut-être qu’empêcher une chenille de devenir papillon est un geste criminel, peut-être que priver un oiseau de voler est une torture…
Le départ de mon ami est un vrai supplice qui nous a fait souffrir, mais son esprit est toujours présent dans l’espace et le temps, il a semé sur son chemin les fleurs de l’avenir, et moi je suis resté le gardien de ses principes pour le reste de la vie.

mardi, mars 31, 2009

Le changement 5


Il est connu, et c’est presque une évidence que le fait qu’une personne prenne conscience d’une notion, elle essaie de l’étendre, influencer l’ensemble de ses congénères,il y’a même une étude qui l’a démontré chez les singes, donnant naissance au « Phénomène du Centième Singe ».
De ce fait ce n’est pas surprenant de trouver que les gens qui ont fait un changement au niveau personnel ou communautaire de vouloir le généraliser.
Car semble-t-il qu’un changement est plus durable s’il est collectif, mais comment généraliser un changement ? Et qu’il est le nombre minimum des personnes qu’on doit changer pour aboutir à ce but ?
Prenons l’exemple de ses révolutions survenant comme une éruption volcanique aboutissant à un accouchement d'une nouvelle société.
La société marocaine aussi à une certaine époque était tiraillée par le changement socialiste, capitaliste, islamique……..,aujourd’hui d’autres personnes essayent de changer les choses, les mentalités, les idées……..n’avez-vous pas remarquer que les films que nous regardons, les séries, les medias, changent en nous quelque chose ?
Le mécanisme du changement se transmet comme une épidémie se répandant selon une fonction exponentielle.
donc si on suit cette loi, à un moment donné, tout va lâché, c'est le chaos, nous allons être pris dans l'engrenage du changement d'un autre,des marionnettes sur la scène de danse d'un marionnettiste,juste un oiseau pour le chat....une proie!

mardi, mars 10, 2009

Le changement 4


Qui d’entre nous ne s’est jamais plains de la routine, de ces jours qui se suivent et se ressemblent comme une music monotone, comme un film avec la même image.
Tout le monde veut changer, changer de maison, de saison, changer par fougue ou par raison, tout le monde veut combattre l’ennui, mais qui ose agir ? C’est juste des plaintes dans le vide, des mots dans l’air, peut –être même qu’on se plaint juste pour tuer l’ennui.
La routine s’est installée dans notre vie, et nous conduit dans toutes les actions; on ne réfléchit que dans les grandes occasions, et quand il n'est plus temps.
si on regarde cette situation en face, on va comprendre qu’on a plus peur de changer que marre de l’ennui, car le changement nécessite un courage et une volonté.
Le monde se cache derrière la routine, se protège dans l’habitude, il a peur d’essayer, d’oser, et seuls les gens courageux ont pu marquer l’histoire, ceux qui se sont révolter contre le présent, car croyez moi les choses ne se changent pas d’elles mêmes.
Vous allez trouver des gens qui attendent le changement du hasard, du destin, de la providence, nombreux sont les noms de la paresse dans ce cas.
Les gens aiment subir le changement comme des choses, aiment être réactionnels, mais seuls les objets réagissent, les personnes agissent.

dimanche, février 15, 2009

Le changement 3


Si les changements qu’on subissent, si notre évolution n’est qu’une exécution d’un programme préétabli, si la nature nous mène et nous amène vers une fin certaine, si pour elle nous ne sommes que des créatures faites de chair et de sang, comme tout autre animal, si en fin de compte nous ne sommes qu’une chose, comment pourrions- nous marquer notre présence, se révolter contre cette injustice, prouver que nous sommes des personnes ?
La nature nous offre la possibilité de « l'adaptation » cette capacité à autoréguler son propre comportement sous l’effet des contraintes du milieu, cette qualité de changer en fonction des paramètres environnementales, ici il faut noter que la nature vous offre le strict minimum, seulement dont vous avez besoin, c’est la dure entraînement qui fait les grands muscles, et c’est la paralysie qui fait les atrophie musculaires, c’est l’éternel apprentissage qui fortifie la mémoire, la nature n’aime pas le luxe, elle est pragmatique, elle offre l’utile.
Si on se base sur cette évidence, on comprendra qu’on peut échapper au piège de la nature, ou au moins le contourner partiellement en choisissant les contraintes aux quelles on doit s’adapter.

mercredi, février 04, 2009

le changement 2


On dit souvent que la nature a bien fait les choses, et c’est à priori vrai, et comme on a vu, le changement est une fatalité, le lionceau devient lion, le grain devient arbre, la nature s’occupe de cela.
Pour la nature, tout se ressemble, tout n’est qu’une « chose », alors là on se demande sur la place de la volonté humaine dans la maîtrise de ce changement imposé qui accompagne la vie de toute personne face à l’instabilité et au développement de son environnement.
La personnalité ressemble à un gaz enfermé dans un bocal, le gaz est par nature occupe tout le milieu, et au fil des jours, le volume du gaz augmente, nourri par des échanges avec le milieu extérieur grâce à une valve à clapet.
Le bocal c’est la prison et la tour de protection, le problème se pose quand le volume de l’un est incompatible avec l’autre, quand il y’a une discordance entre le contenant et le contenu.
Le premier cas de figure, c’est quand la personnalité se développe plus rapidement que ce bocal, je site ici l’exemple des enfants précoces, si la personne n’a pas les moyens d’élargir ses horizons ,s’il n’est pas bien compris par son entourage, soit il va déprimer sa personnalité et désespérer, en se plaignant d’être mal compris, soit il va forcer les obstacles, et là c’est l’explosion, et va finir dans une prison ou dans une tombe pour des idées irraisonnables selon le commun des motels.
Dans le deuxième cas de figure, c’est quand le contenant est plus volumineux que le contenu, là je cite l’exemple des gens qui ont tous les possibilités d’avancer, tous les options d’élargir leurs horizons, comme les petits enfants de riches, mais qui intellectuellement ils sont déficients, là le contenant sera rempli avec une personnalité à « faible densité », ou du vent, et là la personne trouve refuge dans la frime, et la prétention.
Je crois que chacun de nous doit suivre l’évolution de sa personnalité et maîtriser la chronologie des changements pour ne pas tomber dans le piège de la nature.